Rapports Annuels
1999

MESSAGE DU PRÉSIDENT

La corporation vient de vivre sa première année complète. Depuis son lancement, je suis fier de constater que ses bases se sont solidifiées, son personnel s’est accru et diversifié et ses orientations en recherche et développement se sont précisées.

Sans nécessairement commenter davantage sur la mission et la vision du Centre ACER, je voudrais souligner le fait que pour chaque intervenant du monde de l’érable, l’année 1999 nous a fourni plusieurs occasions de nous convaincre de l’absolue nécessité de pouvoir compter sur un outil efficace et bien adapté en ce qui a trait à l’avancement des connaissances et la recherche scientifique en acériculture. Que ce soit les dossiers concernant la qualité du produit, la normalisation et la certification des équipements acéricoles, la production d’un guide des pratiques acéricoles, la détermination du contenu naturel en formaldéhyde dans le sirop, les conséquences du retrait de l’homologation des comprimés de paraformaldéhyde, l’homologation de l’alcool dénaturé, etc. Ce sont tous des dossiers où notre centre de recherche s’est trouvé impliqué. 

En tant que principal producteur mondial de sirop d’érable et plus grand fabricant d’équipements acéricoles, n’appartient-il pas à l’industrie québécoise de l’érable d’assumer un leadership dans tous les domaines de la recherche en acériculture, aussi bien dans le domaine de la valorisation et la protection de la ressource que dans celui relatif à la définition et au contrôle de la qualité des produits de l’érable?

Il est bien évident que l’industrie acéricole peut et même doit assumer ce leadership! Mais l’acceptation d’un tel leadership suppose que chacun, qu’il soit producteur, manufacturier et vendeur d’équipement, commerçant et emballeur de sirop…, doit supporter monétairement l’effort de recherche déployé par le Centre ACER. Chacun doit reconnaître qu’il a déjà tiré des bénéfices des connaissances issues de la recherche. Chacun devrait pouvoir se convaincre que de telles connaissances sont nécessaires pour éviter ou réduire l’incidence monétaire de certains des problèmes qui ne manqueront pas de survenir dans le futur. Enfin, tous devraient mesurer le bénéfice de pouvoir contrôler et orienter une infrastructure de recherche qui lui appartient vers ses besoins réels, que ceux-ci soient à court, moyen ou long terme.

Dans ses réalisations, l’équipe de recherche du Centre ACER n’a pas comme objectif d’éliminer ou d’interférer dans la compétition qui se doit d’exister entre les intervenants commerciaux du secteur acéricole. L’avancement des connaissances, les réponses aux questions que pose la mise en valeur de la ressource et les solutions à certains problèmes qui freinent le développement de l’acériculture au Québec sont en fait les résultats que nous pouvons attendre de la recherche et dont tous pourront tirer avantage. Pour ce faire, il nous faut générer davantage de support financier afin de propulser notre recherche acéricole vers le succès et la notoriété.

Que nous réserve l’avenir? Sans prétendre répondre à cette question dans toute son ampleur, j’estime qu’il nous faudra trouver de façon prioritaire les avenues nécessaires pour renouveler nos infrastructures, s’adjoindre de nouveaux partenaires et développer de nouveaux modes de financement de notre programmation de recherche, de développement et de transfert technologique, et finalement, renouveler, diversifier et perfectionner notre équipe de technologues et de chercheurs.

Il me fait plaisir de souligner la venue de notre nouveau directeur général, monsieur Maurice Giguère, qui est en place depuis octobre 1999. Nous remercions monsieur Richard Cormier pour le travail effectué à la formation de la corporation. J’en profite d’ailleurs pour souligner l’implication de tout le personnel du Centre ACER dans tous ces projets.

Pour terminer, je tiens à remercier tous les membres du conseil d’administration et partenaires du Centre ACER, pour leur support et participation aux destinées du Centre.

Merci à tous les intervenants acéricoles pour leur soutien direct et indirect, au futur de leur industrie, en supportant la recherche et le transfert technologique en acériculture.

 

Pierre Lemieux
Président