Rapports Annuels
2006

MESSAGE DU PRÉSIDENT

De la convergence au rayonnement…

Il me fait plaisir de présenter le rapport annuel du Centre ACER. Cette année encore, il a été un lieu de convergence privilégié pour partager l’expertise et stimuler le développement des connaissances en acériculture. Son mandat est également de favoriser le réseautage et d’élargir ses champs d’expertise à travers des partenariats judicieux. Converger et rayonner en même temps, voilà le défi du Centre ACER.

L’avenir appartient aux innovateurs. La recherche et le transfert technologique sont, plus que jamais, incontournables. Les divers projets complétés et en cours offrent aux entreprises du secteur de l’érable un éclairage nécessaire pour orienter leur développement. Au cours de la dernière année, le secteur acéricole a connu des résultats économiques exceptionnels. Il est sur une belle lancée. L’explosion des ventes, le contrôle efficace de la production et l’écoulement des surplus accumulés sont le fruit d’efforts soutenus et ont des retombées positives sur l’ensemble du secteur acéricole québécois. Nous pouvons désormais, et devons, nourrir ce leadership en intensifiant nos efforts dans la recherche scientifique.

L’amélioration des méthodes et équipements de production, de transformation et d’entreposage des produits de l’érable est nécessaire pour répondre encore plus efficacement aux attentes des consommateurs. Ils veulent des produits de qualité, diversifiés et fonctionnels. Nous ne pouvons nous permettre de les décevoir. En repoussant les limites de nos connaissances, nous pourrons découvrir et saisir des opportunités que nous n’aurions jamais imaginées.

De plus, puisque nous avons de la concurrence, nous devons investir pour améliorer la compétitivité des entreprises du secteur de l’érable dans une perspective de développement à long terme.

Avec 80 % de la production mondiale, le secteur acéricole québécois est un leader et pourtant, il est si minuscule sur l’échiquier mondial! Il doit se mesurer aux puissants lobbies des autres produits sucrants dont les moyens financiers sont nettement supérieurs aux nôtres. Ces géants ont compris que la recherche et le développement sont des investissements nécessaires. Avec le support de l’État, ils y injectent des sommes astronomiques.

La recherche scientifique exige des infrastructures et des ressources ultra-spécialisées et très coûteuses. À l’image de notre production, nous devrons miser sur un réseautage efficace (notre « tubulure » en quelque sorte). Le Centre ACER est une organisation souple qui doit entretenir des liens continus avec d’autres pôles de recherche. La recherche acéricole doit être branchée, vivante et rayonnante. 

En terminant, je tiens à remercier tous les membres de l’équipe du Centre ACER ainsi que les administrateurs qui, de par leur engagement, contribuent à faire de la recherche en acériculture un levier de développement pour le secteur.

 

Pierre Lemieux
Président