Rapports de recherche

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01 mars 1999

Étude relative à la présence d’iode dans l’eau d’érable : que devient l’iode à l’évaporation ?

Avec la modernisation des techniques de production en acériculture, on a pu observer un accroissement de l’utilisation de produit de lavage de même qu’une diversification des types de produits offerts aux acériculteurs. Plusieurs compagnies ont suggéré l’utilisation de produit assainissant à base d’iodophore. À cause des imperfections des installations de tubulure où le ressuyage n’est jamais entièrement efficace, il est possible qu’un volume non négligeable des solutions de lavage se retrouve mélangé à l’eau d’érable lors des remières coulées. L’iode titrable contenu dans les assainissants à base d’iodophore se transformant en iodure lors de son mélange avec l’eau d’érable, il se concentrera dans l’évaporateur. Nous avons procédé à deux essais d’évaporation en érablière où un volume connu d’iodophore a été ajouté à l’eau d’érable alimentant l’évaporateur dans le but de vérifier dans quelle proportion l’iode ajouté se concentre dans le sirop. Nos résultats montrent que l’iode ajouté sous forme d’iodophore à l’eau d’érable se concentre proportionnellement au solide soluble, sans perte mesurable, le rapport de concentration de l’iode aux solides solubles demeurant constant. Un volume donné de solution de lavage à 10 ppm d’iodophore mélangé à environ 400 fois son volume d’eau d’érable amène donc le sirop obtenu à la teneur maximale permise en iode. Les conditions de coulée amenant un tel facteur de dilution des résidus de produits de lavage dans l’eau d’érable sont étudiées dans le cadre du projet 324. (323-FIN-0399)

01 février 1999

Mise au point d’un outil de mesure rapide permettant d’évaluer la tendance d’une sève à donner un sirop ayant un défaut de goût majeur

Bon an mal an, l’industrie acéricole doit essuyer des pertes de revenus liées au déclassement de sirop pour cause de goût indésirable. Les sirops trop foncés représentent eux aussi une cause de perte de revenus. L’objectif de ce projet était donc de développer des outils de mesure utilisables à l’érablière permettant d’évaluer la qualité micro-biologique de la sève, comme indice de l’apparition de goût indésirable dans le sirop et permettant d’évaluer le taux de sucres invertis de la sève, comme indice de la tendance de la sève à donner un sirop foncé ayant un goût de sucre cuit (caramel) prononcé. Des sèves dont le compte bactérien est supérieur à 107 ufc/ml peuvent donner des sirops sans défaut de goût. Le test à la résazurine donne trop souvent des faux-positifs tant pour évaluer le compte bactérien que pour prédire la présence de goût étranger dans le sirop. De même, nous constatons que la flore de la sève n’est pas toujours acidifiante et que les baisses de pH observées ne sont pas toujours suffisamment sensibles pour être détectables à l’aide de bâton indicateur. Cependant, au cours d’autres travaux, des cas extrêmes de baisse de pH de plus de 2 unités ont déjà été observés, les sirops correspondants étant indéniablement mauvais. On devra donc approfondir les connaissances concernant l’effet de la flore de la sève sur le goût du sirop, selon sa nature et/ou selon ses conditions de croissance. La mesure de la teneur en glucose de la sève par le glucomètre s’est avérée être suffisamment sensible et précise pour être un indice valable de prédiction de la tendance du sirop obtenu à être caramélisé et plus foncé, bien que d’autres facteurs que la présence de glucose peut amener la production de sirops foncés. La facilité d’utilisation de cet appareil en fait un outil potentiel pour évaluer la qualité d’une sève et sa tendance à donner un sirop de qualité commerciale inférieure par sa couleur plus foncée et par son goût caramélisé qui masque alors les saveurs fines d’érable. (322-FIN-0299)

01 février 1999

Détermination d’une méthodologie de lavage de la tubulure

Deux méthodes de lavage de la tubulure ont été comparées soit le lavage à l’eau et le lavage à l’hypochlorite de sodium. Ces lavages ont été effectués à l’érablière expérimentale à 50% et à 100% de la coulée. Les résultats ont permis d’observer l’évolution de la contamination durant toute la saison et ce en fonction de la nature des contaminants (bactéries totales, Pseudomonas, levures et moisissures). La flore contaminante était essentiellement constituée de bactéries du genre Pseudomonas. L’effet d’une coulée forte sur la charge microbienne est observé de façon évidente avec les suivis des populations. Cependant, la charge initiale de contamination étant élevée (environ 1x107 UFC/ml), il a été difficile d’observer l’effet des méthodes de lavages proposées. Une légère baisse des populations a été observée après les traitements à l’eau et à l’hypochlorite de sodium sans toutefois déceler de différence entre les deux types de traitements. La présence de biofilm pourrait expliquer la reprise rapide de la contamination dans la tubulure. La formation du biofilm à la surface de la tubulure a été observée en microscopie électronique à balayage. Les photos au microscope électronique n’ont pas démontré que le biofilm s’installait de façon préférentielle sur la surface de la tubulure (bas versus haut du tube). Les effets des traitements de lavage n’ont également pas été démontrés grâce à la microscopie électronique. La poursuite des travaux sera consacrée à l’étude de différents produits de lavage et sur différents procédés pouvant limiter l’accumulation du biofilm à la surface de la tubulure. (431-FIN-0299)

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