Rapports de recherche

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01 octobre 1998

Modernisation des techniques d’entaillage : effet du diamètre du chalumeau sur le taux de cicatrisation des blessures d’entaille

L’utilisation d’un chalumeau de petit diamètre augmente de façon significative le taux de cicatrisation de la blessure d’entaille même après seulement une saison de croissance. Ce taux s’établit à 32,7% pour le chalumeau utilisant une mèche d’entaillage de 7,5 mm (chalumeau de .300 de po de diamètre) contre 7,7% pour celui utilisant une mèche de 10,7 mm (chalumeau standard de 7/16 po). Le taux observé étant quand même inférieur à celui qui avait été postulé (75%), il est probable que la réduction de la zone compartimentée résultant de la blessure d’entaille soit réduite de façon moins spectaculaire que prévue. Ces observations renforcent les mises en garde déjà formulées concernant le sur-entaillage que plusieurs sont tentés d’associer à l’utilisation de ce nouveau type de chalumeau. Pour l’instant, il faudrait continuer d’appliquer les normes standards concernant l’entaillage afin de ne pas ajouter aux problèmes de perte systémique de productivité que la réduction du diamètre d’entaillage devait justement solutionner. (181-ETP-1098)

01 septembre 1998

Étude de l'effet du diamètre et de la profondeur de l'entaille sur le volume et la longueur de la zone de bois coloré. Essais sur des gaulis

Le diamètre et la profondeur de l’entaille sont des facteurs qui ont probablement un impact important sur la productivité de l’arbre à court terme, ainsi que sur son potentiel exploitable à moyen terme. En effet, le bois "‘blessé", des suites de l’entaillage, devient coloré et beaucoup moins productif, voir même improductif, en termes de production d’eau d’érable. Ainsi, bien qu’il semble logique de croire qu’une entaille de plus petit diamètre produise une zone blessée de moindre importance, aucune donnée n’est actuellement disponible mettant en relation le diamètre et la profondeur de l’entaille avec l’étendue de la zone de bois coloré. Cette étude a donc été effectuée afin d’établir l’allure de ces relations en utilisant de jeunes érables de l’érablière expérimentale de Norbertville. Les résultats obtenus permettent de constater que le volume de bois coloré est proportionnel (dans une proportion généralement de 1:1) au diamètre et à la profondeur de l’entaille. C’est-à-dire que si l’on double le diamètre de l’entaille, l’on double également le volume de bois coloré. Par contre, cette proportionnalité ne s’applique pas à la longueur de la zone de bois coloré sur le plan vertical. Cette longueur ne s'accroît que de 1.2 à 1.4 fois en moyenne, si l’on double la profondeur ou le diamètre de l’entaille. Ces données, les premières du genre, devront être prises en considération dans l’élaboration d’un modèle de simulation de la productivité des entailles. Elles serviront donc de base à une révision critique des normes d’entaillage. (282-FIN-0998)

01 septembre 1998

Étude des variations régionales en métaux lourds contenus dans l’eau d’érable en fonction de la période de récolte

Afin de déterminer les concentrations naturelles de plomb (Pb) et de certains métaux lourds dans l’eau d’érable, des analyses de plomb (Pb), cuivre (Cu), fer (Fe), zinc (Zn), sodium (Na) et cadmium (Cd), ont été effectuées sur des échantillons recueillis dans 6 régions agricoles du Québec. Le pH et la concentration en solides totaux (Brix) ont également été mesurés sur ces échantillons. L’eau a été récoltée en début, milieu et fin de saison chez 15 producteurs par région. Les résultats obtenus montrent que pour l’ensemble des métaux analysés, les concentrations médianes retrouvées dans l’eau d’érable se situent sous le seuil de quantification des méthodes de dosage utilisées, sauf pour le Zn (206ug/L) et le Cd (0.9ug/L). Cependant, dans une faible proportion des érablières échantillonnées, certains métaux lourds ont été détectés de façon naturelle. En ce qui concerne le Pb, sa présence n’a été observée que dans 18% des érablières échantillonnées. Les concentrations étaient inférieures à 52ug/L. Des concentrations relativement élevées (i.e. supérieures à 200ug/L) ont également été obtenus pour le Na, Zn, Fe et Cu dans certains échantillons. Les concentrations en métaux lourds varient peu en fonction des régions agricoles. Les variations observées dans les échantillons semblent plutôt associées à des conditions locales, encore mal définies. Aucune corrélation entre les métaux lourds disponibles dans le sol et les concentrations mesurées dans l’eau d’érable n’a été observée. Seul le pH de l’eau d’érable varie significativement d’une région à l’autre. En moyenne, les pH obtenus pour les régions 01 (6.2 à 7.8) et 05 (6.2 à 8.5) sont supérieurs à ceux obtenus pour les régions 02 (3.8 à 7.8) et 04 (4.4 à 7.8). Au cours d’une saison, les concentrations en métaux lourds de l’eau varient peu, alors que le pH tend à diminuer. Les valeurs de pH passent en moyenne de 7.0 en début de saison, à 6.7 en fin de saison. Une contamination microbienne des entailles ou une modification du métabolisme des arbres pourrait expliquer cette diminution du pH. Comme certains métaux lourds sont présents de façon naturelle dans l’eau d’érable, il est important de mieux comprendre leurs origines. Des études plus poussées en ce domaine devraient être effectuées. (212-FIN-0998)

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