Rapports de recherche

Page 12 sur 21
< 10 11 12 13 14 ... 21 >

01 octobre 1998

Étude de l'effet de l'oxydation des tissus du xylème sur le rendement en eau d'érable. Comparaison entre une exposition de l'entaille à l'azote (N2) et à de l'air

Une réduction prématurée, ou même l’arrêt complet de la coulée est souvent associée à un accroissement des populations de micro-organismes, lors des saisons chaudes. Cependant, si l’on écarte l’aspect des micro-organismes, une autre cause de baisse de rendement pourrait être associée à un phénomène d’oxydation des tissus du bois. La formation de zones de bois coloré consécutivement à l’entaillage est probablement une manifestation de ce phénomène d'oxydation. Cette étude a donc été mise sur pied afin d’évaluer la baisse de rendement en eau d’érable qui peut être associée à l’oxydation des tissus du bois. Pour ce faire, 10 érables ont été entaillés à raison de 2 entailles par arbre, à l’érablière expérimentale de Norbertville. Pour chaque arbre, lorsque le système sous vide arrêtait, une valve coupait l’entaille du reste du système de récolte et un gaz, soit de l’air ou de l’azote était injecté dans l’entaille. La coulée était mesurée quotidiennement. Les résultats obtenus en 1997 et en 1998 sont contradictoires. Alors qu’en 1997 la présence d’air semblait avoir réduit d’environ 20% le rendement des entailles, en 1998 cette tendance ne s’est pas manifestée. Au contraire, l’air semble avoir accru le rendement d’environ 5% en 1998. Devant ces résultats contradictoires, nous ne pouvons pas conclure que l’oxydation des tissus durant la saison de coulée soit un facteur limitant le rendement des entailles. (211-FIN-1098)

01 octobre 1998

À propos de la qualité minérale de l’eau utilisée en érablière

Dans l’établissement de bonnes pratiques de production, toutes les étapes de fabrication doivent être examinées. En érablière les sources d’eau sont de types variés comme les puits de surface, le concentré d’osmose inverse ou le condensat de hotte. De plus, la tuyauterie et les réservoirs dont on se sert pour les recueillir sont faits de divers matériaux (plastique, cuivre, acier galvanisé, etc.) qui ne sont pas toujours chimiquement inertes. L’analyse des prélèvements d’eau faits chez quelques producteurs au cours de la saison 1997, nous ont permis de vérifier comment la nature de ces matériaux peut influencer la qualité des différents types d’eau disponibles en érablière. Le filtrat d’osmose a un pH suffisamment acide pour qualifier ces eaux de corrosives au sens des normes de l’eau potable. Cette acidité rend possible la dissolution de cuivre, de fer ou de zinc dépendant des matériaux avec lesquels le filtrat est en contact. Si le temps de contact est prolongé au-delà de 24 heures, les teneurs sont encore plus importantes et il y a un risque important que ses propriétés organoleptiques soient altérées. Cette eau n’est alors pas utilisable pour la dilution du sirop. De plus, pour éviter les problèmes de colmatage de membrane d’osmose inversée par les oxydes de métaux, on devra préférer les matières inertes comme l’acier inoxydable ou les plastiques alimentaires pour l’entreposage du filtrat et limiter la durée d’entreposage à quelques heures si on désire l’utiliser pour le rinçage des membranes. Le condensat de hotte est aussi suffisamment acide pour être considéré corrosif. La teneur en matières solides dissoutes des condensats recueillis d’un dôme d’aluminium est si élevée que la sapidité de ces eaux est compromise. De même, les condensats de hotte recueillis sur l’acier inoxydable ont une teneur en fer plutôt élevée qui dépasse parfois le seuil acceptable de l’eau potable. L’utilisation d’un préchauffeur en cuivre amène des teneurs en cuivre dépassant les normes de l’eau potable. À cause de leurs piètres qualités minérale et organoleptique, les condensats de hotte ne peuvent être considérés comme de l’eau potable. L’usage qu’on peut faire de ces eaux est donc limité (lavage de plancher, récurage des casseroles d’évaporateur, etc.) et on devra s’assurer d’avoir à l’érablière une autre source d’eau qui rencontre les normes de l’eau potable. (960-EXP-1098)

01 octobre 1998

Modernisation des techniques d’entaillage : effet du diamètre du chalumeau sur le taux de cicatrisation des blessures d’entaille

L’utilisation d’un chalumeau de petit diamètre augmente de façon significative le taux de cicatrisation de la blessure d’entaille même après seulement une saison de croissance. Ce taux s’établit à 32,7% pour le chalumeau utilisant une mèche d’entaillage de 7,5 mm (chalumeau de .300 de po de diamètre) contre 7,7% pour celui utilisant une mèche de 10,7 mm (chalumeau standard de 7/16 po). Le taux observé étant quand même inférieur à celui qui avait été postulé (75%), il est probable que la réduction de la zone compartimentée résultant de la blessure d’entaille soit réduite de façon moins spectaculaire que prévue. Ces observations renforcent les mises en garde déjà formulées concernant le sur-entaillage que plusieurs sont tentés d’associer à l’utilisation de ce nouveau type de chalumeau. Pour l’instant, il faudrait continuer d’appliquer les normes standards concernant l’entaillage afin de ne pas ajouter aux problèmes de perte systémique de productivité que la réduction du diamètre d’entaillage devait justement solutionner. (181-ETP-1098)

Page 12 sur 21
< 10 11 12 13 14 ... 21 >